Le transport de marchandises par voie aérienne a dépassé son niveau d’avant la crise sanitaire et constitue l’une des rares lueurs d’espoir pour les compagnies.

« La demande pour le fret aérien ne fait pas que se remettre de la crise pandémique, elle est en train de croître », a noté la semaine dernière le directeur général de l’Association internationale du transport aérien (Iata), Willie Walsh. En février, les niveaux de fret transportés en tonnes-kilomètres ont ainsi dépassé de 9 % ceux de 2019, selon l’organisation. Un contraste saisissant avec la situation côté passagers pour laquelle le trafic atteignait péniblement en février un quart des niveaux d’avant la pandémie.

(Source : L’Antenne – 16 Avril 2021)

Malgré un contexte fortement détérioré, l’ETI lyonnaise Clasquin a réussi à faire plus de deux fois mieux que le marché.

Dans un environnement erratique, c’est une « très belle année 2020 » pour Clasquin. Le 25 mars, le logisticien lyonnais a fait état d’une augmentation de son chiffre d’affaires de 18,3 %, à périmètre et changes courants.

Clasquin espère poursuivre sa stratégie de « conquête » cette année. L’accent va être mis sur l’Europe de l’Ouest, l’Asie, l’Amérique du Nord, le Maghreb et l’Afrique subsaharienne. « Nous allons recruter des commerciaux, des managers, etc. pour obtenir des parts de marché », annonce Hugues Morin.

(source : L’Antenne – 30 Mars 2021)

L’express et l’aérien sont les deux moteurs de la croissance et de la rentabilité de Deutsche Post DHL en 2020.

Avec un chiffre d’affaires de 66,8 milliards d’euros en hausse de 5,5 %, Deutsche Post DHL conforte sa place de leader mondial sur le marché des transports et de la logistique en 2020, ainsi qu’une croissance rentable. Son résultat d’exploitation (Ebit) s’élève à 4,8 milliards d’euros et progresse de 17,4 %. Quant à son bénéfice net, il frôle les trois milliards (+ 13,6 %). 

(Source : L’Antenne – 26 Mars 2021)

En janvier, le fret aérien mondial a retrouvé son niveau d’avant la crise. Une « bonne nouvelle » qui ne peut toutefois compenser le marasme persistant du trafic de passagers, selon l’Association internationale du transport aérien.

Mesurée en tonne-kilomètre, la quantité de fret transportée par voie aérienne a augmenté en janvier 2021 de 1,1 % par rapport à janvier 2019, période de référence avant la crise sanitaire, et de 3 % par rapport à décembre 2020, souligne l’Association internationale du transport aérien (Iata).

Ce retour au niveau d’avant la pandémie « représente une bonne nouvelle dont l’économie mondiale avait besoin », s’est réjoui Alexandre de Juniac, directeur général de l’Iata.

Source : AFP – Mercredi 3 Mars 2021

L’acheminement des vaccins contre la Covid-19 qui s’organise dans le ciel mondial clôture une année 2020 marquée par un renouveau du fret aérien dans les stratégies des compagnies.

La crise sanitaire de 2020 marque sans aucun doute un retour en grâce du fret aérien dans les stratégies des compagnies mondiales. Certaines d’entre elles ont rapidement admis que la reprise du trafic passagers serait lente – on parle de 2024 pour retrouver le niveau de 2019.

L’Iata estime que plus de 1.000 vols quotidiens seront nécessaires pendant deux semaines pour livrer la première vague de doses de vaccins dans le monde entier, via 8.000 gros-porteurs.

À Paris-Charles-de-Gaulle, qui compte plus de 3.500 m² d’entrepôts de stockage des produits thermosensibles entre + 2 °C et + 8 °C, plusieurs membres de l’association Air Cargo France (Acfa) sont certifiés. L’Acfa qui regroupe les professionnels du fret sur la plateforme a entamé une réflexion pour « accroître la rapidité et la sécurité du traitement des flux de vaccins ». Ses membres cherchent notamment à accélérer le temps de transit des doses entre les camions et les avions, ainsi que les procédures de dédouanement.

(source : L’Antenne 7 Décembre 2020)

DHL (groupe Deutsche Post) a annoncé investir 170 millions d’euros destinés à multiplier par huit la taille de son implantation sur l’aéroport parisien de Roissy-Charles-de-Gaulle.
Selon l’expressiste, cette plate-forme sera dotée « d’une chaîne de tri entièrement automatisée offrant une capacité de tri d’environ 34.000 pièces par heure ».

Mise en service fin 2021

Un projet qui permettrait la création de jusqu’à 100 emplois nets dont 500 et 600 personnes travailleraient sur le futur hub de Roissy. Cet investissement s’ajoute aux 65 millions d’euros déjà investis par DHL en France au cours des cinq dernières années, qui ont permis l’embauche de près de 800 employés, a ajouté la même source appartenant à la direction, confirmant ainsi des informations du ministère du Commerce extérieur.

source : AFP – 17 septembre 2020

Depuis le début de la crise sanitaire du Covid-19, Air France KLM Martinair Cargo a opéré plus de 5.500 vols de fret à travers le monde. Ces expéditions étaient en majorité composées de médicaments, équipements médicaux et de protections individuelles comme des masques.
« Depuis le début de la crise, nous avons progressivement reconstruit notre réseau pour les envois liés aux secours », confirme le transporteur.
Dans ce contexte, « nous utilisons nos avions passagers à des fins de transport de fret et avons pleinement utilisé notre flotte cargo ». Ces moyens et capacités desservent aujourd’hui un réseau long-courriers couvrant 95 destinations.

(source : L’Antenne septembre 2020)

Sans avions passagers, Clasquin a dû jouer le rôle d’une compagnie aérienne pour affréter des avions destinés exclusivement au fret. Outre le plus gros avion du monde, l’Antonov 225 pour acheminer du matériel médical, le commissionnaire de transport a eu recours à d’autres appareils pour transporter des pièces pour des chaînes industrielles indispensables.

En ce début de troisième trimestre, Clasquin note un retour à la normale au niveau aérien (avec des marges moins importantes) malgré l’absence persistante de beaucoup de longs courriers.

(source : L’Antenne 1er septembre 2020)

Lufthansa Cargo a pris réception lundi 31 août, d’un tout nouveau Boeing 777F.

Le transporteur fret, qui emploie 4.500 salariés dans le monde, dessert 300 aéroports dans plus 100 pays avec ses propres avions cargos. La compagnie dit avoir recours également, pour transporter son fret, aux soutes des avions passagers opérés par Lufthansa German Airlines et de ses sociétés sœur du groupe (Austrian Airlines, Brussels Airlines, Eurowings et SunExpress).

(source : L’antenne 31/08/2020)

À l’opposé du trafic passagers, le transport de marchandises de la plateforme franco-suisse de Bâle-Mulhouse maintient ses performances. Certains facteurs déclenchés par le Covid-19 sont favorables.

Alors que son trafic de passagers s’est écroulé avec la crise sanitaire, l’EuroAirport de Bâle-Mulhouse a préservé son activité de fret. Celle-ci a même augmenté, de 3,8 % de janvier à juin par rapport à la même période en 2019, pour atteindre 55.546 tonnes. « Comme la plupart du fret avionné est réalisé par des avions dédiés, nous avons été moins impactés que d’autres plateformes par l’arrêt des vols passagers qui embarquent de la marchandise dans leurs soutes », explique Gian Carlo Alessi, responsable fret de l’EuroAirport. La performance est d’autant plus notable que l’aéroport franco-suisse n’avait pas accumulé de « réserves » de croissance avant le confinement : janvier et février étaient stables par rapport à 2019.
Certains phénomènes induits par le coronavirus ont été favorables, du point de vue statistique. « L’importation de masques a été conséquente, bien qu’elle soit difficile à quantifier avec précision. Quant au secteur pharmaceutique, un de nos points forts, il résiste bien aux crises, de manière générale », ajoute Gian Carlo Alessi.  L’e-commerce a enregistré également une légère progression.

La croissance du premier semestre résulte du transport camionné (+ 5,5 %, à 23.807 tonnes) mais surtout du fret traditionnel avionné (total de 9.382 tonnes, soit + 34,5 %). Pour celui-ci la seconde rotation hebdomadaire de Turkish Airlines, depuis août dernier, a compensé le départ dans le même temps de Korean Air vers Zurich. Seul l’express affiche une baisse, de 7 % (total de 22.357 tonnes) mais l’EuroAirport invite à la relativiser : « Certes, la demande de biens de consommation et d’équipements a diminué, mais on observe surtout une évolution du portefeuille des clients vers des colis plus légers. Dès lors, il y a un recul au niveau des tonnages, mais pas au niveau des volumes transportés », estime Gian Carlo Alessi.

(source : l’Antenne – août 2020)