L’intégrateur américain FedEx se classe une nouvelle fois à la première place du classement de l’Iata et enregistre en 2020 une progression de ses trafics de 12,3 %. UPS est l’autre grand gagnant de l’augmentation du commerce en ligne transfrontalier. Avec une croissance de ses trafics de 11,9 %, il reprend sa deuxième place que Qatar Airways lui avait ravie en 2019. La compagnie qatarie reste dans le top 3 grâce à une hausse de son activité de 5,5 %.

Le rapport World Air Transport Statistics 2021 de l’Iata classe les transporteurs de fret aérien selon leurs trafics domestiques et internationaux. En domestique, les cinq premières compagnies sont FedEx, UPS, Air Transport International, Atlas Air et China Southern Airlines. À l’international, Qatar Airways figure en pole position devant FedEx, Emirates, Cathay Pacific et Korean Air.
À noter que le classement consolide uniquement le trafic fret dit « régulier » des transporteurs aériens et ne tient pas compte des flux opérés en charters.

(Source : L’Antenne – Août 2021)

UPS, dopé depuis le début de la pandémie par l’explosion du commerce en ligne, a dévoilé des résultats trimestriels dépassant les prévisions avec une hausse marquée de ses activités internationales.

United Parcel Service a vu son chiffre d’affaires progresser de 14,5 % au deuxième trimestre 2021, pour atteindre 23,42 milliards de dollars (md USD).

Les revenus ont surtout été tirés par le bond de 30 % de la demande internationale de messagerie, à la faveur de la croissance en Europe, pour un chiffre d’affaires de 4,82 md USD et un résultat d’exploitation de 1,18 md USD (+ 40,6 %).

(Source : AFP – 28 Juillet 2021)

Kuehne+ Nagel a vu son bénéfice net s’envoler de 147 % sur les six premiers mois de l’exercice 2021 par rapport au premier semestre l’an passé, porté par l’envolée de la demande avec la reprise économique mondiale. Le chiffre d’affaires du commissionnaire de transport international et logisticien a bondi de 35 % à 13,2 milliards de francs suisses (12,2 milliards d’euros).
« Cette année, nous sommes face à une demande des consommateurs remarquablement élevée, combinée à des incertitudes sur les chaînes d’approvisionnement », a déclaré Detlef Trefzger, directeur général du groupe. « Nous nous attendons à ce que la demande reste forte », a-t-il ajouté, tout en mettant en avant les efforts de ses équipes ces derniers mois pour répondre à l’envolée de la demande.

Le chiffre d’affaires de Kuehne+ Nagel dans le fret aérien a grimpé de 62 %, à 3,9 milliards de francs suisses (md CHF). Le résultat opérationnel (Ebit) a atteint 406 millions, en hausse de 124 %, sur fond de hausse significative des volumes malgré des contraintes sur les capacités au niveau mondial. Le groupe évoque en réponse des solutions sur mesure associant transport maritime et aérien, avec un volume de fret avionné en hausse de 44 %, à 988.000 tonnes.

Source : AFP – Juillet 2021

La liaison est assurée par un Boeing Dreamliner 787-900 dédié au tout-cargo d’une capacité d’un peu plus de 40 tonnes d’Air Canada.

« Il s’agit de la première ligne régulière tout cargo transfrontalière pour l’EuroAirport depuis la fin des activités sur place de Swissair Cargo au début des années 2000 », se réjouit l’aéroport. Ce retour résulte d’une demande de l’industrie de Bâle, pilier local du fret aérien.

Un éventuel surcroît de volumes pourrait être aisément absorbé, selon la compagnie canadienne : « Les vols tels que celui-ci apportent la flexibilité pour ajuster rapidement la fréquence des liaisons à la demande », déclare-t-elle. Air Canada vient ainsi enrichir l’offre de fret de l’EuroAirport qui est actuellement surtout portée par Turkish Airlines Cargo et Qatar Airways Cargo. Les liaisons avec la Turquie et l’émirat du Moyen-Orient ont été à l’origine de l’essentiel des 16.475 tonnes transportées en appareils cargo l’an dernier, ce qui représentait une hausse de 24 % sur un an.

(source : l’Antenne – 15 Juin 2021)

Le trafic mondial de fret aérien a non seulement dépassé son niveau d’avant la crise de la Covid-19 mais aussi atteint son plus haut historique en mars. Selon l’Association internationale des transporteurs aériens (Iata), la demande a progressé de 4,4 % comparé au mois de mars 2019. Le volume cargo (fret et poste) a atteint 23,7 milliards de t-km. Ce chiffre est supérieur de 0,4 % à celui du mois précédent, lui-même en hausse de 9,2 % comparé à février 2019.

Davantage de vols tout cargo

Cette progression a été ralentie en mars par un recul chez les compagnies aériennes d’Asie-Pacifique et d’Afrique, comparé au mois précédent, encore selon l’Iata. La capacité mondiale a continué de se reconstituer, en hausse de 5,6 % par rapport à février 2021.

Le recours aux appareils cargo s’est accentué et a compensé partiellement ce manque. Leur capacité globale était 20,6 % plus élevée en mars 2021 qu’en 2019 tandis que celle des soutes des appareils passagers était inférieure de 38,4 %.

Neuf mois de croissance économique

Pour l’organisation, la conjoncture est favorable au fret aérien avec un bon niveau d’exportations qui a « largement augmenté » en mars et s’est « concentrée dans les pays développés en janvier et février ». Cette tendance est doublée d’une augmentation des délais de livraison des biens manufacturés, « ce qui entraîne normalement une demande accrue de transport aérien ».

L’Iata relève également que le commerce mondial a connu un neuvième mois consécutif de croissance en février (+ 0,3 %), ce qui n’était plus arrivé depuis deux décennies. « Le fret demeure la satisfaction du secteur du transport aérien ». « La crise a démontré que le fret aérien pouvait relever les défis fondamentaux en innovant rapidement. C’est ainsi que l’aérien répond à la demande, même si de nombreux avions de passagers sont cloués au sol. Le secteur doit conserver l’élan d’après la crise pour assurer l’efficience à long terme grâce à la numérisation », a estimé Willie Walsh, directeur général de l’Iata.

En mars, les compagnies asiatiques ont vu leur trafic de fret international se tasser de 0,3 % comparé à mars 2019, pour une capacité en baisse de 20,7 %. Les nord-américaines ont progressé de 14,5 %, les européennes de 0,7 %, celles du Moyen-Orient de 9,2 % et les africaines de 24,6 %.

(source : L’Antenne – 10 mai 2021)



La chute des capacités de soute des avions à passagers a profité aux transporteurs aériens spécialisés dans le cargo en raison de la pandémie de Covid-19. En témoignent les résultats 2020 record de Cargolux.

Pour son 50e anniversaire, la compagnie cargo luxembourgeoise Cargolux a signé l’une de ses meilleures performances financières en 2020. Son chiffre d’affaires bondit de 40 % et s’élève à 3,171 md USD. Une croissance très rentable puisque son bénéfice d’exploitation de 991 M USD a été multiplié par près de neuf par rapport à celui de 2019. Son résultat net profite également de ces bonnes performances et passe de 20 à 769 M USD.

En volume, la compagnie a transporté 1,1 million de tonnes (+ 9,7 %) et déclare « avoir honoré tous les accords d’espaces réservés sur ses vols  par ses clients en 2019 et en 2020″. Grâce à cette année qualifiée d’ »exceptionnelle », Cargolux figure désormais en quatrième position dans le classement de l’Association internationale du transport aérien (Iata) consacré aux compagnies convoyant du fret.

Les activités de transport aérien et d’affrètement de Cargolux s’appuient sur une flotte propre composée de trente appareils de marque Boeing : quatorze B747-8 F et seize B747-400 F ou ERF. Son réseau aérien couvre 75 destinations dans le monde desservies par des vols réguliers. Avec Luxembourg pour hub, ce réseau est complété par des services de camionnage qui relient plus de 250 aéroports. S’ajoutent des activités de maintenance spécialisées sur les avions Boeing, la gamme 747 en particulier. Aujourd’hui, Cargolux déclare des contrats de maintenance pour une flotte de près de 800 appareils et emploie plus de 2.000 personnes sur l’ensemble de ses métiers.

(source : L’Antenne – 31 mai 2021)

Le groupe Bolloré a vu son chiffre d’affaires progresser de 2 % à 6,1 milliards d’euros au premier trimestre grâce à la logistique internationale.

Le groupe Bolloré affiche une progression de ses revenus à données constantes de 6 %. L’activité Transport et logistique croît de 12 % à 1,6 milliard d’euros, « portée par la hausse des volumes et des taux de fret dans le trafic aérien et maritime. (…)

(Source : AFP – 23 Avril 2021)

Le transport de marchandises par voie aérienne a dépassé son niveau d’avant la crise sanitaire et constitue l’une des rares lueurs d’espoir pour les compagnies.

« La demande pour le fret aérien ne fait pas que se remettre de la crise pandémique, elle est en train de croître », a noté la semaine dernière le directeur général de l’Association internationale du transport aérien (Iata), Willie Walsh. En février, les niveaux de fret transportés en tonnes-kilomètres ont ainsi dépassé de 9 % ceux de 2019, selon l’organisation. Un contraste saisissant avec la situation côté passagers pour laquelle le trafic atteignait péniblement en février un quart des niveaux d’avant la pandémie.

(Source : L’Antenne – 16 Avril 2021)

Malgré un contexte fortement détérioré, l’ETI lyonnaise Clasquin a réussi à faire plus de deux fois mieux que le marché.

Dans un environnement erratique, c’est une « très belle année 2020 » pour Clasquin. Le 25 mars, le logisticien lyonnais a fait état d’une augmentation de son chiffre d’affaires de 18,3 %, à périmètre et changes courants.

Clasquin espère poursuivre sa stratégie de « conquête » cette année. L’accent va être mis sur l’Europe de l’Ouest, l’Asie, l’Amérique du Nord, le Maghreb et l’Afrique subsaharienne. « Nous allons recruter des commerciaux, des managers, etc. pour obtenir des parts de marché », annonce Hugues Morin.

(source : L’Antenne – 30 Mars 2021)

L’express et l’aérien sont les deux moteurs de la croissance et de la rentabilité de Deutsche Post DHL en 2020.

Avec un chiffre d’affaires de 66,8 milliards d’euros en hausse de 5,5 %, Deutsche Post DHL conforte sa place de leader mondial sur le marché des transports et de la logistique en 2020, ainsi qu’une croissance rentable. Son résultat d’exploitation (Ebit) s’élève à 4,8 milliards d’euros et progresse de 17,4 %. Quant à son bénéfice net, il frôle les trois milliards (+ 13,6 %). 

(Source : L’Antenne – 26 Mars 2021)