Le volume de fret des aéroports français a progressé de 19 % en 2021. Dans le classement, Bâle-Mulhouse arrive en deuxième position derrière Roissy-CDG mais devant Orly.

« Le fret avionné a retrouvé son niveau d’avant crise sanitaire sur les aéroports français », affirme l’Union des aéroports français et francophones associés (UAF & FA) dans son bilan 2021 présenté le 10 mars.

L’an passé, les plateformes françaises ont traité 2,452 millions de tonnes (Mt). Ce volume est en progrès de 19,1 % par rapport 2020 et de 0,5 % comparé à 2019. À l’exception de Toulouse-Blagnac, tous les aéroports ayant une activité cargo ont profité de cette croissance. À commencer par Roissy-Charles-de-Gaulle. La place parisienne concentre 83 % du fret aéroportuaire national avec 1,957 Mt (+ 19,3 %).

(source : L’Antenne – 14 Mars 2022)

En 2021, Clasquin a vu son nombre d’opérations augmenter de 18,9 % par rapport à 2020 et de 9,3% par rapport à 2019. Bonne, cette croissance devient exceptionnelle quand on regarde la marge commerciale brute. Celle-ci est en hausse de 60 % par rapport à 2020 et de 58,8 % par rapport à 2019.

Géographiquement, l’activité a été tirée par l’augmentation de la marge brute des grands secteurs de Clasquin notamment la France (+ 77 %), la Chine ou les États-Unis. Mais certaines filiales de taille plus modeste ont aidé l’activité, comme celles situées au Chili (+ 105 %) et en Allemagne, où l’ETI a connu sa plus forte croissance (+ 142 %).

Pour 2022, Clasquin attend toujours des performances supérieures au marché. Pour référentiel, le logisticien prend une étude de l’OMC tablant sur une croissance des échanges internationaux de 4,7 %. Ces résultats le 24 février ne prenaient pas encore en compte l’impact du conflit entre la Russie et l’Ukraine.

(source : L’Antenne – 10 Mars 2022)

Le fret aérien mondial est entré dans une nouvelle dynamique, selon l’association du transport aérien international. En 2021, son trafic a progressé de près de 20 %. L’Amérique du Nord, le Moyen-Orient et l’Afrique sont les régions où la croissance est la plus forte.

Pour Iata, le fret aérien a connu une année exceptionnelle en 2021. Son trafic mondial, mesuré en tonnes-kilomètres, a augmenté de 18,7 %. Mieux, il a progressé de 6,9 % par rapport à 2019 et « a retrouvé son niveau d’avant Covid », affirme son directeur général Willie Walsh.

La rentabilité des vols cargos s’est également améliorée l’an passé grâce à de meilleurs taux de remplissage. Iata souligne en effet que, malgré l’augmentation de la demande, les capacités mises sur le marché ont diminué de 10,9 %.

« Le fret aérien est devenu une source vitale de revenus et de rendements pour de nombreuses compagnies face au marasme qui persiste dans le passager ».

Pour 2022, leurs prévisions sont optimistes pour le cargo. « Les conditions économiques laissent présager une année solide », déclare Willie Walsh. Pour justifier cette position, il cite « le développement du commerce et le faible niveau des stocks mondiaux. La compétitivité du fret aérien s’est en outre améliorée par rapport au transport maritime ».

(source : L’Antenne – 4 Mars 2022)

Alors que le trafic passagers de l’aéroport de Bâle-Mulhouse demeure bien en-deçà des niveaux d’avant-Covid, le fret a confirmé l’an dernier sa progression de long terme sur la plateforme franco-suisse.

Comme en 2020, l’EuroAirport de Bâle-Mulhouse peut se féliciter d’abriter une importante activité de fret. Le trafic de marchandises y a en effet augmenté de 10 % l’an dernier, confirmant une progression régulière ces dernières années qui n’a pas été enrayée par la crise sanitaire. Au contraire du trafic passagers, qui n’a retrouvé que partiellement des couleurs en 2021.

Le fret s’affiche à 119.330 tonnes en 2021, soit quelque 7.000 tonnes de mieux qu’en 2017, l’exercice de référence de la période récente qui approchait les grandes heures du début des années 2000. « Il a pu bien compenser la baisse impressionnante du trafic passagers », a salué Matthias Suhr, directeur de l’aéroport, lors de la présentation du bilan de l’année écoulée.

La progression 2021 a bénéficié à toutes les catégories de fret présentes sur la plateforme franco-germano-suisse : + 3,3 % en un an pour le camionné (total de 45.530 tonnes), + 14,5 % pour l’aérien (73.800 tonnes) dont + 18,2 % pour le tout cargo (19.800 tonnes) et + 13,2 % pour l’express (54.000).

Ces deux dernières évolutions sont donc les plus significatives. Pour le cargo, elles résultent en premier lieu de l’ajout d’une nouvelle offre en cours d’année : les deux rotations hebdomadaires avec Toronto qui sont assurées par Air Canada Cargo à bord d’un Boeing 787 passagers. Les autres liaisons se sont bien maintenues, vers Doha avec Qatar Airways et vers la Turquie avec un Airbus A330 de Turkish Airlines.

Le fret express, quant à lui, « a même été porté par la pandémie », selon le directeur de l’EuroAirport. La demande toujours forte de masques et autres matériels de protection ainsi que de produits médicaux a été « vectrice de croissance » sans que les flux traditionnels d’importation et d’exportation soient pénalisés en parallèle, a observé l’EuroAirport.

« Notre récent terminal cargo à température contrôlée a apporté un atout en termes de flexibilité d’organisation pour répondre aux pics de demande de fret pendant la crise sanitaire », poursuit Matthias Suhr ».

(source : L’Antenne – 28 janvier 2022)



UPS, porté depuis le début de la pandémie par une forte demande pour le commerce en ligne, a commandé 19 Boeing 767 cargos pour un montant de 4,18 milliards de dollars au prix catalogue.

De son côté, Boeing a souligné que ce nouvel accord s’inscrit dans « une année record pour les ventes d’avions-cargos ».

236 cargos exploités

Le constructeur aéronautique rappelle que 2021 a été marquée par une demande soutenue de fret aérien en raison de l’expansion des marchés du commerce électronique et du fret express dans le contexte de la pandémie de Covid-19. « Cette dernière commande de 19 aéronefs marque une année incroyable pour la famille Boeing Freighter », a ainsi réagi Ihssane Mounir, vice-président des ventes commerciales et du marketing de Boeing.

Boeing table sur une augmentation annuelle de 4% de la demande de fret aérien au cours des vingt prochaines années.
« Avec plus de 270 commandes depuis le lancement du programme, le 767 Freighter continue de jouer un rôle clé pour répondre à cette demande, avec une flotte mondiale de cargos qui devrait croître de 70% d’ici 2040 », a également indiqué le vice-président.

(Source : AFP – 22 Décembre 2021)

Après une année 2020 marquée par la crise, la plateforme fret de l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry connaît une embellie. Celle-ci est liée à la bonne santé du tout-cargo alors que les vols passagers tardent à revenir.

Au premier semestre de cette année, 27.349 tonnes de fret avionné ont été traitées sur l’aéroport Lyon-Saint-Exupéry, soit une croissance de 10 %, tous segments confondus, par rapport à 2020.

L’activité est portée par le développement des vols tout-cargo avec une explosion du trafic de 24 % (23.510 tonnes traitées en juin). L’express a également progressé (+ 9 %) via les principaux intégrateurs FedEx, DHL, UPS et TNT.

Le tout-cargo se développe, notamment, grâce à l’arrivée de Qatar Airways. Installée depuis un an sur Lyon, la compagnie du Golfe assure en moyenne trois vols par semaine vers Doha (cinq au plus fort de l’année). Son actualité a été marquée par l’affrètement d’un avion transportant 85 tonnes de marchandises en septembre. Les vols d’Air Algérie continuent également, avec deux trajets par semaine pour Alger et un pour Oran.

Cargoport est la deuxième plateforme accueillant le plus grand nombre de transitaires en France. En 2018 et 2019, plus de 60.000 tonnes de fret avionné avait été traité sur l’aéroport.

(source : L’antenne – 22 Octobre 2021)

Le secteur du fret aérien bénéficie de « perspectives solides » à court et à long terme, dopées par la reprise économique, selon l’Association internationale du transport aérien (IATA).

En 2021, le volume de fret transporté devrait dépasser celui d’avant la crise de 8 % et le chiffre d’affaires devrait atteindre un niveau record de 175 milliards de dollars, selon l’IATA.

Pour 2022, l’IATA s’attend à ce que les volumes augmentent encore de 5 %.

Pour le court et le long terme, « les perspectives du fret aérien sont solides », a affirmé l’IATA. « Des indicateurs comme les niveaux d’inventaires et la production industrielle sont favorables, le commerce international devrait croître de 9,5 % cette année, le commerce en ligne continue à connaître une croissance à deux chiffres.

(source : AFP – 13 Octobre 2021)

Après une « très belle année 2020 », Clasquin rempile avec une « croissance spectaculaire » au premier semestre 2021. À périmètre et change constants, le logisticien lyonnais a connu une augmentation de 62 % de son chiffre d’affaires par rapport à 2020 et de 90 % comparé à 2019. Le nombre d’opérations recensées, lui, est repassé au-dessus des chiffres de 2019 avec une croissance de 8,9 % (143.795 contre 132.090).
La marge commerciale brute du commissionnaire de transport et logisticien lyonnais a progressé de 43,6 % par rapport à 2020 (43,5 % comparé à 2019). Des résultats liés, en partie, à la désorganisation du commerce international. Engorgement des ports, pénurie de conteneurs… les perturbations connues par les chaînes logistiques entraînent une forte hausse des taux de fret.

Avec une croissance de 8 % des échanges internationaux pour fin 2021, la société espère connaître des résultats encore « très significativement » supérieurs à ceux du marché.

(source : L’Antenne – Octobre 2021)

Le nouveau hub aérien de DHL Express France a été inauguré le 5 octobre. « Il s’agit de l’investissement le plus important réalisé en France par DHL Express », fait remarquer Philippe Prétat, PDG de la filiale française de l’expressiste, soit 170 millions d’euros.
À cette somme s’ajoutent les 10 millions dépensés par Aéroports de Paris pour viabiliser son terrain de 91.000 m2 et construire ce bâtiment certifié Breeam « Excellent », qui fait l’objet d’un bail de vingt-quatre ans.

« Les volumes de DHL Express France ont progressé de 7,5 % en moyenne par an sur les trois dernières années soutenus par l’e-commerce transfrontalier et les flux BtoC. Nos activités enregistrent une progression de 16,5 % sur les huit premiers mois de l’année 2021 portées par la reprise des échanges BtoB ». D’ici 2025, l’expressiste table sur une croissance annuelle de 8 %. De 45 % cette année, la part des flux BtoC « s’élèvera entre 55 et 60 % en 2025 ».

Avec de possibles extensions, les nouvelles installations parisiennes de DHL Express ont été dimensionnées pour absorber cette évolution. Sa chaîne de tri peut traiter jusqu’à 38.000 colis et flyers par heure sur une surface d’exploitation à plusieurs niveaux de 32.000 m2. Le long et autour de cette chaîne, dix scanners à rayons X, 700 caméras, un système de détection automatique des colis dédouanés et soixante-uns quais ont été aménagés.

Porte aérienne et terrestre

Ouvert 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, le site mobilise 720 personnes et est l’origine de 240 nouveaux emplois. Il est connecté chaque jour au réseau aérien international de DHL Express par quatorze vols, opérés avec la flotte du groupe, plus trente-huit vols commerciaux. Ce réseau aérien est complété par des liaisons routières nationales et avec plusieurs pays européens.
En France, le nouveau hub de Paris-CDG fonctionne en synergie avec deux autres plateformes aériennes, basées à Marseille-Provence et à Lyon-Saint-Exupéry, et quarante-six agences. Au cours des six dernières années, DHL Express France déclare un investissement de 80 millions d’euros sur ce réseau.

(source : L’Antenne – 05 Octobre 2021)

Le trafic mondial de fret aérien a non seulement dépassé son niveau d’avant la crise de la Covid-19 mais aussi atteint son plus haut historique en mars. Selon l’Association internationale des transporteurs aériens (Iata), la demande a progressé de 4,4 % comparé au mois de mars 2019. Le volume cargo (fret et poste) a atteint 23,7 milliards de t-km. Ce chiffre est supérieur de 0,4 % à celui du mois précédent, lui-même en hausse de 9,2 % comparé à février 2019.

Davantage de vols tout cargo

Cette progression a été ralentie en mars par un recul chez les compagnies aériennes d’Asie-Pacifique et d’Afrique, comparé au mois précédent, encore selon l’Iata. La capacité mondiale a continué de se reconstituer, en hausse de 5,6 % par rapport à février 2021.

Le recours aux appareils cargo s’est accentué et a compensé partiellement ce manque. Leur capacité globale était 20,6 % plus élevée en mars 2021 qu’en 2019 tandis que celle des soutes des appareils passagers était inférieure de 38,4 %.

Neuf mois de croissance économique

Pour l’organisation, la conjoncture est favorable au fret aérien avec un bon niveau d’exportations qui a « largement augmenté » en mars et s’est « concentrée dans les pays développés en janvier et février ». Cette tendance est doublée d’une augmentation des délais de livraison des biens manufacturés, « ce qui entraîne normalement une demande accrue de transport aérien ».

L’Iata relève également que le commerce mondial a connu un neuvième mois consécutif de croissance en février (+ 0,3 %), ce qui n’était plus arrivé depuis deux décennies. « Le fret demeure la satisfaction du secteur du transport aérien ». « La crise a démontré que le fret aérien pouvait relever les défis fondamentaux en innovant rapidement. C’est ainsi que l’aérien répond à la demande, même si de nombreux avions de passagers sont cloués au sol. Le secteur doit conserver l’élan d’après la crise pour assurer l’efficience à long terme grâce à la numérisation », a estimé Willie Walsh, directeur général de l’Iata.

En mars, les compagnies asiatiques ont vu leur trafic de fret international se tasser de 0,3 % comparé à mars 2019, pour une capacité en baisse de 20,7 %. Les nord-américaines ont progressé de 14,5 %, les européennes de 0,7 %, celles du Moyen-Orient de 9,2 % et les africaines de 24,6 %.

(source : L’Antenne – 10 mai 2021)