Après une année 2020 marquée par la crise, la plateforme fret de l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry connaît une embellie. Celle-ci est liée à la bonne santé du tout-cargo alors que les vols passagers tardent à revenir.

Au premier semestre de cette année, 27.349 tonnes de fret avionné ont été traitées sur l’aéroport Lyon-Saint-Exupéry, soit une croissance de 10 %, tous segments confondus, par rapport à 2020.

L’activité est portée par le développement des vols tout-cargo avec une explosion du trafic de 24 % (23.510 tonnes traitées en juin). L’express a également progressé (+ 9 %) via les principaux intégrateurs FedEx, DHL, UPS et TNT.

Le tout-cargo se développe, notamment, grâce à l’arrivée de Qatar Airways. Installée depuis un an sur Lyon, la compagnie du Golfe assure en moyenne trois vols par semaine vers Doha (cinq au plus fort de l’année). Son actualité a été marquée par l’affrètement d’un avion transportant 85 tonnes de marchandises en septembre. Les vols d’Air Algérie continuent également, avec deux trajets par semaine pour Alger et un pour Oran.

Cargoport est la deuxième plateforme accueillant le plus grand nombre de transitaires en France. En 2018 et 2019, plus de 60.000 tonnes de fret avionné avait été traité sur l’aéroport.

(source : L’antenne – 22 Octobre 2021)

Le secteur du fret aérien bénéficie de « perspectives solides » à court et à long terme, dopées par la reprise économique, selon l’Association internationale du transport aérien (IATA).

En 2021, le volume de fret transporté devrait dépasser celui d’avant la crise de 8 % et le chiffre d’affaires devrait atteindre un niveau record de 175 milliards de dollars, selon l’IATA.

Pour 2022, l’IATA s’attend à ce que les volumes augmentent encore de 5 %.

Pour le court et le long terme, « les perspectives du fret aérien sont solides », a affirmé l’IATA. « Des indicateurs comme les niveaux d’inventaires et la production industrielle sont favorables, le commerce international devrait croître de 9,5 % cette année, le commerce en ligne continue à connaître une croissance à deux chiffres.

(source : AFP – 13 Octobre 2021)

Après une « très belle année 2020 », Clasquin rempile avec une « croissance spectaculaire » au premier semestre 2021. À périmètre et change constants, le logisticien lyonnais a connu une augmentation de 62 % de son chiffre d’affaires par rapport à 2020 et de 90 % comparé à 2019. Le nombre d’opérations recensées, lui, est repassé au-dessus des chiffres de 2019 avec une croissance de 8,9 % (143.795 contre 132.090).
La marge commerciale brute du commissionnaire de transport et logisticien lyonnais a progressé de 43,6 % par rapport à 2020 (43,5 % comparé à 2019). Des résultats liés, en partie, à la désorganisation du commerce international. Engorgement des ports, pénurie de conteneurs… les perturbations connues par les chaînes logistiques entraînent une forte hausse des taux de fret.

Avec une croissance de 8 % des échanges internationaux pour fin 2021, la société espère connaître des résultats encore « très significativement » supérieurs à ceux du marché.

(source : L’Antenne – Octobre 2021)

Le nouveau hub aérien de DHL Express France a été inauguré le 5 octobre. « Il s’agit de l’investissement le plus important réalisé en France par DHL Express », fait remarquer Philippe Prétat, PDG de la filiale française de l’expressiste, soit 170 millions d’euros.
À cette somme s’ajoutent les 10 millions dépensés par Aéroports de Paris pour viabiliser son terrain de 91.000 m2 et construire ce bâtiment certifié Breeam « Excellent », qui fait l’objet d’un bail de vingt-quatre ans.

« Les volumes de DHL Express France ont progressé de 7,5 % en moyenne par an sur les trois dernières années soutenus par l’e-commerce transfrontalier et les flux BtoC. Nos activités enregistrent une progression de 16,5 % sur les huit premiers mois de l’année 2021 portées par la reprise des échanges BtoB ». D’ici 2025, l’expressiste table sur une croissance annuelle de 8 %. De 45 % cette année, la part des flux BtoC « s’élèvera entre 55 et 60 % en 2025 ».

Avec de possibles extensions, les nouvelles installations parisiennes de DHL Express ont été dimensionnées pour absorber cette évolution. Sa chaîne de tri peut traiter jusqu’à 38.000 colis et flyers par heure sur une surface d’exploitation à plusieurs niveaux de 32.000 m2. Le long et autour de cette chaîne, dix scanners à rayons X, 700 caméras, un système de détection automatique des colis dédouanés et soixante-uns quais ont été aménagés.

Porte aérienne et terrestre

Ouvert 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, le site mobilise 720 personnes et est l’origine de 240 nouveaux emplois. Il est connecté chaque jour au réseau aérien international de DHL Express par quatorze vols, opérés avec la flotte du groupe, plus trente-huit vols commerciaux. Ce réseau aérien est complété par des liaisons routières nationales et avec plusieurs pays européens.
En France, le nouveau hub de Paris-CDG fonctionne en synergie avec deux autres plateformes aériennes, basées à Marseille-Provence et à Lyon-Saint-Exupéry, et quarante-six agences. Au cours des six dernières années, DHL Express France déclare un investissement de 80 millions d’euros sur ce réseau.

(source : L’Antenne – 05 Octobre 2021)

L’intégrateur américain FedEx se classe une nouvelle fois à la première place du classement de l’Iata et enregistre en 2020 une progression de ses trafics de 12,3 %. UPS est l’autre grand gagnant de l’augmentation du commerce en ligne transfrontalier. Avec une croissance de ses trafics de 11,9 %, il reprend sa deuxième place que Qatar Airways lui avait ravie en 2019. La compagnie qatarie reste dans le top 3 grâce à une hausse de son activité de 5,5 %.

Le rapport World Air Transport Statistics 2021 de l’Iata classe les transporteurs de fret aérien selon leurs trafics domestiques et internationaux. En domestique, les cinq premières compagnies sont FedEx, UPS, Air Transport International, Atlas Air et China Southern Airlines. À l’international, Qatar Airways figure en pole position devant FedEx, Emirates, Cathay Pacific et Korean Air.
À noter que le classement consolide uniquement le trafic fret dit « régulier » des transporteurs aériens et ne tient pas compte des flux opérés en charters.

(Source : L’Antenne – Août 2021)

UPS, dopé depuis le début de la pandémie par l’explosion du commerce en ligne, a dévoilé des résultats trimestriels dépassant les prévisions avec une hausse marquée de ses activités internationales.

United Parcel Service a vu son chiffre d’affaires progresser de 14,5 % au deuxième trimestre 2021, pour atteindre 23,42 milliards de dollars (md USD).

Les revenus ont surtout été tirés par le bond de 30 % de la demande internationale de messagerie, à la faveur de la croissance en Europe, pour un chiffre d’affaires de 4,82 md USD et un résultat d’exploitation de 1,18 md USD (+ 40,6 %).

(Source : AFP – 28 Juillet 2021)

Kuehne+ Nagel a vu son bénéfice net s’envoler de 147 % sur les six premiers mois de l’exercice 2021 par rapport au premier semestre l’an passé, porté par l’envolée de la demande avec la reprise économique mondiale. Le chiffre d’affaires du commissionnaire de transport international et logisticien a bondi de 35 % à 13,2 milliards de francs suisses (12,2 milliards d’euros).
« Cette année, nous sommes face à une demande des consommateurs remarquablement élevée, combinée à des incertitudes sur les chaînes d’approvisionnement », a déclaré Detlef Trefzger, directeur général du groupe. « Nous nous attendons à ce que la demande reste forte », a-t-il ajouté, tout en mettant en avant les efforts de ses équipes ces derniers mois pour répondre à l’envolée de la demande.

Le chiffre d’affaires de Kuehne+ Nagel dans le fret aérien a grimpé de 62 %, à 3,9 milliards de francs suisses (md CHF). Le résultat opérationnel (Ebit) a atteint 406 millions, en hausse de 124 %, sur fond de hausse significative des volumes malgré des contraintes sur les capacités au niveau mondial. Le groupe évoque en réponse des solutions sur mesure associant transport maritime et aérien, avec un volume de fret avionné en hausse de 44 %, à 988.000 tonnes.

Source : AFP – Juillet 2021

La liaison est assurée par un Boeing Dreamliner 787-900 dédié au tout-cargo d’une capacité d’un peu plus de 40 tonnes d’Air Canada.

« Il s’agit de la première ligne régulière tout cargo transfrontalière pour l’EuroAirport depuis la fin des activités sur place de Swissair Cargo au début des années 2000 », se réjouit l’aéroport. Ce retour résulte d’une demande de l’industrie de Bâle, pilier local du fret aérien.

Un éventuel surcroît de volumes pourrait être aisément absorbé, selon la compagnie canadienne : « Les vols tels que celui-ci apportent la flexibilité pour ajuster rapidement la fréquence des liaisons à la demande », déclare-t-elle. Air Canada vient ainsi enrichir l’offre de fret de l’EuroAirport qui est actuellement surtout portée par Turkish Airlines Cargo et Qatar Airways Cargo. Les liaisons avec la Turquie et l’émirat du Moyen-Orient ont été à l’origine de l’essentiel des 16.475 tonnes transportées en appareils cargo l’an dernier, ce qui représentait une hausse de 24 % sur un an.

(source : l’Antenne – 15 Juin 2021)

Le trafic mondial de fret aérien a non seulement dépassé son niveau d’avant la crise de la Covid-19 mais aussi atteint son plus haut historique en mars. Selon l’Association internationale des transporteurs aériens (Iata), la demande a progressé de 4,4 % comparé au mois de mars 2019. Le volume cargo (fret et poste) a atteint 23,7 milliards de t-km. Ce chiffre est supérieur de 0,4 % à celui du mois précédent, lui-même en hausse de 9,2 % comparé à février 2019.

Davantage de vols tout cargo

Cette progression a été ralentie en mars par un recul chez les compagnies aériennes d’Asie-Pacifique et d’Afrique, comparé au mois précédent, encore selon l’Iata. La capacité mondiale a continué de se reconstituer, en hausse de 5,6 % par rapport à février 2021.

Le recours aux appareils cargo s’est accentué et a compensé partiellement ce manque. Leur capacité globale était 20,6 % plus élevée en mars 2021 qu’en 2019 tandis que celle des soutes des appareils passagers était inférieure de 38,4 %.

Neuf mois de croissance économique

Pour l’organisation, la conjoncture est favorable au fret aérien avec un bon niveau d’exportations qui a « largement augmenté » en mars et s’est « concentrée dans les pays développés en janvier et février ». Cette tendance est doublée d’une augmentation des délais de livraison des biens manufacturés, « ce qui entraîne normalement une demande accrue de transport aérien ».

L’Iata relève également que le commerce mondial a connu un neuvième mois consécutif de croissance en février (+ 0,3 %), ce qui n’était plus arrivé depuis deux décennies. « Le fret demeure la satisfaction du secteur du transport aérien ». « La crise a démontré que le fret aérien pouvait relever les défis fondamentaux en innovant rapidement. C’est ainsi que l’aérien répond à la demande, même si de nombreux avions de passagers sont cloués au sol. Le secteur doit conserver l’élan d’après la crise pour assurer l’efficience à long terme grâce à la numérisation », a estimé Willie Walsh, directeur général de l’Iata.

En mars, les compagnies asiatiques ont vu leur trafic de fret international se tasser de 0,3 % comparé à mars 2019, pour une capacité en baisse de 20,7 %. Les nord-américaines ont progressé de 14,5 %, les européennes de 0,7 %, celles du Moyen-Orient de 9,2 % et les africaines de 24,6 %.

(source : L’Antenne – 10 mai 2021)



La chute des capacités de soute des avions à passagers a profité aux transporteurs aériens spécialisés dans le cargo en raison de la pandémie de Covid-19. En témoignent les résultats 2020 record de Cargolux.

Pour son 50e anniversaire, la compagnie cargo luxembourgeoise Cargolux a signé l’une de ses meilleures performances financières en 2020. Son chiffre d’affaires bondit de 40 % et s’élève à 3,171 md USD. Une croissance très rentable puisque son bénéfice d’exploitation de 991 M USD a été multiplié par près de neuf par rapport à celui de 2019. Son résultat net profite également de ces bonnes performances et passe de 20 à 769 M USD.

En volume, la compagnie a transporté 1,1 million de tonnes (+ 9,7 %) et déclare « avoir honoré tous les accords d’espaces réservés sur ses vols  par ses clients en 2019 et en 2020″. Grâce à cette année qualifiée d’ »exceptionnelle », Cargolux figure désormais en quatrième position dans le classement de l’Association internationale du transport aérien (Iata) consacré aux compagnies convoyant du fret.

Les activités de transport aérien et d’affrètement de Cargolux s’appuient sur une flotte propre composée de trente appareils de marque Boeing : quatorze B747-8 F et seize B747-400 F ou ERF. Son réseau aérien couvre 75 destinations dans le monde desservies par des vols réguliers. Avec Luxembourg pour hub, ce réseau est complété par des services de camionnage qui relient plus de 250 aéroports. S’ajoutent des activités de maintenance spécialisées sur les avions Boeing, la gamme 747 en particulier. Aujourd’hui, Cargolux déclare des contrats de maintenance pour une flotte de près de 800 appareils et emploie plus de 2.000 personnes sur l’ensemble de ses métiers.

(source : L’Antenne – 31 mai 2021)